Titre

La promotion des politiques internationales de développement par les acteurs gouvernementaux burundais : une question d'ownership ?

Auteur Justine Hirschy
Directeur /trice François-Xavier Merrien
Co-directeur(s) /trice(s)
Résumé de la thèse Ce projet de thèse a pour objectif de questionner le concept d’ownership au sein des politiques de développement à travers une analyse des logiques de prise de décision des élites gouvernementales burundaises. Devenu un concept paradigmatique, depuis la Déclaration de Paris en 2005, l'ownership a pris une place centrale dans la façon de concevoir les politiques de développement. Désormais, c'est aux gouvernements des pays bénéficiaires de l'aide de définir et de choisir les politiques publiques et les réformes qu'ils souhaitent mettre en place et ceci en dehors de toute conditionnalité. Toutefois, de nombreuses études mentionnent que les pays bénéficiaires continuent de reproduire les discours et les pratiques préconisées par la communauté internationale. En nous basant sur notre cadre théorique, nous pouvons définir deux hypothèses générales explicatives de ce phénomène. Premièrement, ayant intégré tous les niveaux de la prise de décision des pays bénéficiaires, à travers notamment la mise à disposition d’experts ou encore le financement de voyages d’études pour les membres du gouvernement burundais, les donateurs socialisent les élites nationales à ce qu’ils considèrent être les « bonnes pratiques ». Deuxièmement, nous constatons une nette tendance des décideurs à mettre en place volontairement les politiques recommandées par les bailleurs à la fois dans le but d’accroître les montants de l’aide, par manque de capacité, ou afin de légitimer leurs choix politiques. Pour expliquer ce phénomène, nous allons nous baser sur le cas du Burundi, dont la forte dépendance à l’aide et le statut de pays post-conflit rendent particulièrement intéressant.
Statut au début
Délai administratif de soutenance de thèse 2017
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